L'Hibouquineur

Le blog de littérature des BM de la Ville de Genève

Le bon larron 4 mars 2010

Filed under: Roman — chantal @ 12:10
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Ce livre repose à côté de moi, je l’ai refermé il y a quelques heures à peine, je le regarde et ne sais pas comment commencer à en parler.
Difficile de dire du bien d’un livre qu’on a dévoré presque d’une traite, comme à la lecture d’un bon polar, c’est REN qui me hante, je me suis attachée à lui tout au long du roman, inquiète pour lui, triste pour lui, par moments heureuse pour lui, mais toujours avec au fond de moi la peur à son égard et la question « et maintenant que peut-il encore lui arriver de pire ? ».-  Bon, vous me direz… oui, mais encore ? Alors le titre du livre Le bon larron, eh bien c’est lui, c’est Ren, un nom, des initiales brodées sur un morceau de lin, chiffon abandonné avec lui à la porte de l’orphelinat de St Anthony, puis quand on fait connaissance avec lui, il a déjà douze ans et l’histoire ou plutôt son histoire peut débuter, et avec elle, une multitude d’histoires, les personnages sont pauvres et misérables, vilains, pas sur le bon chemin, mais l’imagination qui les décrit et leur fait à leur tour raconter des histoires est forte et magique.
Ren et ses compagnons d’infortune vivent  au jour le jour. Inutile de dire que la vie du garçon a changé du tout au tout depuis la sortie de St Anthony, il est plongé dans une vie d’adulte misérable dans l’Amérique du dix-neuvième siècle, villages pauvres, villes portuaires au décor gris, soldats, mendiants, prostituées, mines, etc. C’est, pour ce petit homme, la découverte d’un monde dur sans confort, sans protection.
On nous décrit les rencontres depuis sa sortie de l’orphelinat, quand un certain Benjamin Nab vient le chercher en proclamant être son frère,  l’espoir de Ren, sa porte de sortie de l’orphelinat et l’assurance de ne pas devoir finir soldat. Puis sa nouvelle vie, en fait, la survie, les vols, les arnaques, les cachettes, les fugues, la peur au ventre, mais la chance aussi, car Ren, enfant à la main coupée et au passé inconnu porte bonheur et c’est la clé du livre, mais je ne vais pas vous en dévoiler davantage, à vous de vous lancer dans cette merveille, de découvrir, en même temps que Ren, qui il est. Ce garçon d’à peine douze ans est un exemple de détermination, de sagesse, de courage et d’intelligence, comme une sorte de résilient, il surmonte les épreuves de la vie  et affronte son destin en manchot magnifique!
C’est le premier roman d’Hannah Tinti, la narration est forte, les personnages touchants, on est emporté, en tout cas moi, je l’ai été, Ren m’a envoûtée, un vrai plaisir de lecture, à découvrir de suite!

TINTI, Hannah. Le bon larron. Paris, Gallimard, 2009 (Du monde entier). 375 p.

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