L'Hibouquineur

Le blog de littérature des BM de la Ville de Genève

Macbeth 5 janvier 2011

Filed under: Divers — davide @ 12:30
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Aujourd’hui nous allons faire subir une hausse de 400% du nombre de visites sur ce site et enfin réaliser une des fantasmes les plus immatériels de tout employé dans le secteur de la culture : faire du chiffre !
Le stratagème sera simple : je vais révéler, ici et maintenant, au public et à mes collègues, la recette, le secret de mon efficacité et de mon rythme de production soviétisant :
LA TRICHE.
Et oui. J’ai une multitude de petites combines qui pourraient bien faire de moi le bloggueur numéro un du fonctionnariat genevois. Mais une chose à la fois.
Prenons par exemple Macbeth.
S’il y a l’hibou-billet, il y a dû y avoir lecture, n’est-ce pas ? Car si j’avais regardé le film, c’est pour l’excellent site Blog Fiction que j’en aurais rédigé un article. Et bien, saviez-vous que la collection de la Cité comporte une collection non négligeable de livres sur CD, et que face au bloc monolithique et indigeste que représente pour moi (et, j’imagine, pour le commun des mortels) une lecture dans le texte de Shakespeare, il existe cette sympathique option d’écouter le livre être lu.
Ou en l’occurrence, la pièce.
La pièce, donc : Macbeth.
Le pitch : C’est l’histoire d’un roi qui découvre qu’il ferait mieux de laisser gérer sa PR par un pro plutôt que le faire lui-même. Où plutôt non, c’est l’histoire d’un gars (Macbeth) et de son pote (Banquo) qui apprennent à leurs dépends à faire attention à toutes les clauses, en particulier lors de prédictions, en particulier lorsqu’elles viennent de vieilles sorcières, évidemment vieilles et laides. Sinon comment pourrait-on être convaincus qu’elles sont LE MAL ?.
Bref, trahisons, remords, drame de la condition humaine, femme incitant au crime et prédestination, et à la fin tout le monde meurt, ou presque.
En fait, une histoire bien solide.
C’est bien là le reproche que je peux formuler à l’encontre du barde : les schémas narratifs sont usés jusqu’au trognon, la langue n’a plus rien à voir avec une quelconque forme de communication, et fait concurrence à la poésie la plus contemporaine en matière de surconceptualisation. Et ne parlons même pas des stéréotypes véhiculés.
Cependant, et c’est là que le support du document joue un rôle significatif, il y a la récitation. Les lecteurs de théâtre moins obtus que moi l’auront relevé à grands cris à la vue des premières lignes de ce billet : ces pièces ont un rythme, il s’en dégage une atmosphère bien particulière, et ce même malgré la légère sensation de désorientation qui vient de ne comprendre qu’une phrase sur deux. De pouvoir passer par une captation uniquement auditive de cette fiction-là à été pour moi le déclic qui à fait passer Macbeth d’une œuvre complètement absconse à un bon moment finalement assez malin, quoique glauque.

SHAKESPEARE, William. Macbeth. [Sans lieu], BBC, 2000. 110 min.

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