L'Hibouquineur

Le blog de littérature des BM de la Ville de Genève

Long week-end 22 août 2011

Filed under: Divers,Roman — Dominique @ 9:23
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Henry, 16 ans, forme avec sa mère une paire sacrément originale. Ca fait un moment qu’ils vivent seuls tous les deux et, si Henry peut s’échapper à l’occasion forcée de la visite hebdomadaire à son père et à sa famille recomposée, Adele, elle, sort le moins possible de chez elle. Ils ont en commun une grande solitude, une absence pathologique d’amis et beaucoup de conversations à bâtons rompus car Adele parle à son fils adolescent, pour la plus grande gêne de celui-ci, des choses de la vie et du reste sans filtre. Mais alors qu’Henry est tourmenté par ses hormones, Adele, qui n’a plu eu de petit ami depuis des lustres, semble avoir mis une croix définitive sur les hommes.

Et puis un jour d’été caniculaire, il faut bien sortir pour faire les achats de la rentrée, acheter de la nourriture (surgelés et boîtes de conserve principalement), si possible pour plusieurs mois, ou une année entière, c’est encore mieux. Et donc se rendre au centre commercial le plus proche. C’est là qu’Henry sera abordé par Frank, un repris de justice évadé, qui convainc Adele de le recueillir chez eux. Il a beaucoup de chance, ou alors il a senti qu’Adele est ce type de femme à s’embarquer dans ce que n’importe qui d’autre appellerait des embrouilles… Il se sent vite comme à la maison, se met à cuisiner, entraîne le sous-doué Henry au base-ball et se met à aimer Adele. Bruyamment. Ce qui fait qu’Henry, qui avait enfin trouvé un ami, se demande si sa vie d’avant n’était pas mieux que ça, finalement. Surtout lorsqu’on évoque devant lui une possible fuite au Canada… entre adultes. Enfin, c’est ce qu’il en comprend. Il essaie d’imaginer ce que serait sa vie chez son père avec sa nouvelle femme, le fils de celle-ci, et le bébé. Ca ne lui plaît pas trop.

Et puis, il rencontre une fille, embourbée dans ses problèmes d’anorexie, à qui il lâche le morceau. Elle lui conseille de dénoncer Frank pour toucher la récompense. Alors que les préparatifs pour le Canada se concrétisent – il fera partie du voyage, finalement – Henry hésite toujours sur la décision à prendre. Une décision qui peut modifier le cours de plusieurs destins.

Ce huis clos n’est suffocant que par la chaleur poisseuse qui semble sourdre d’un soleil de plomb omniprésent. Autrement, il y règne, malgré les circonstances, une insouciance de colonie de vacances. Les personnages sont très attachants, meurtris par la vie chacun à sa manière. Un bon moment d’évasion, ceci dit sans jeu de mots…

MAYNARD, Joyce. Long week-end. Paris, 10-18, 2011 (10/18 ; 4411. Domaine étranger). 251 p.

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